Le carillon de la collégiale Saint-Piat
Monter au Carillon
| Le carillon de Seclin se situe dans le clocher de la Collégiale Saint-Piat, l’accès se fait soit à partir de la collégiale, soit par une entrée extérieure. L’escalier, de 165 marches, commence en colimaçon puis mène à une série des marches décalées « à pas japonais ». |
 |
Le carillon est composé de salles à différents étages. Dans la salle du contrepoids, on trouve les quatre grosses cloches de volées soutenues par d’énormes poutres, la salle du clavier, comme son nom l’indique abrite le clavier.
Histoire du Carillon
En 1402, le chapitre des chanoines envoie un ouvrier à Bruges pour faire l’acquisition du métal nécessaire à la réalisation des cloches de la collégiale. Toutefois, il faudra attendre les années 1490 pour l’installation du carillon, événement attesté dans les comptes de l’église par la mention de la présence d’un « bateleur » et de son « clavier » en ses lieux. Un siècle plus tard, le clocher sera construit et aménagé, à la demande de l’autorité ecclésiastique du chapitre de Saint Piat, pour accueillir le carillon.
De cette époque, il ne reste aujourd’hui que 5 cloches des 8 présentes initialement, dont trois sont exposées à proximité du maitre hôtel.
Le carillon actuel a été installé en 1933, via une souscription menée par M Achille Caby. Les cloches qui le composent ont été fondues en Angleterre, dans la ville de Croyon par la fonderie Gilett & Johnston. Le carillon, comportant 42 cloches qui pèsent au total plus de 7 tonnes, est considéré comme d’un des plus justes d’Europe. Cette réputation tient au fait que les cloches aient été fondues en une seule coulée d’un alliage subtil d’étain et de cuivre, les deux composants du bronze.
La plus petite cloche pèse 4 Kg et la plus grosse, le bourdon, pèse plus de 2000 kg. Les quatre plus grosses cloches portent un nom, elles s’appellent ; « Piatus » (Piat), « Eligius » (Eloi), « Eubertus » (Eubert) et « Maria » (Marie).
Le maitre carillonneur
| Aujourd’hui, la place de maitre carillonneur de la ville est occupée par M. Jean-Francis Mulier , héritier d’une tradition familiale, puisque cette fonction a été occupée pendant plus de trente ans par son père : M. Jean-Baptiste Mulier. |
|
Le maitre carillonneur actionne les manettes avec ses poings, ses mains revêtues de gants spéciaux. Cet instrument, composé de 41 manettes et 20 pédales, demande la fois force et sensibilité. Le maitre carillonneur joue habituellement le lundi matin à 11h, pour le marché, et occasionnellement en concert pour les grandes fêtes telles que Noël.
La ritournelle
| En l’absence du carillonneur, un énorme tambour à picots permet de lancer une ritournelle de plusieurs airs. Le tambour de la ritournelle est un cylindre en tôle d’acier de 9mm d’épaisseur monté sur deux roues en fonte de 125 cm de diamètre. |
 |
Il est percé de 7200 trous carrés dans lesquels sont placés des taquets qui soulèvent soixante bascules pour actionner les marteaux et les cloches. La ritournelle joue à l’heure « Le P’tit Quinquin », au premier quart « Le Roi Dagobert », à la demi « Mandoline d’oiseau » et au second quart « J’ai du bon tabac ».